Questions au ministre de l'Environnement sur le projet de méthanisation de Rivière-du-Loup

Ottawa, le 2 novembre 2009

Mme Claude DeBellefeuille (Beauharnois-Salaberry, BQ):  

    Monsieur le Président, le maire de Rivière-du-Loup dit que le site d'enfouissement et de récupération du méthane de sa MRC perdra plus de 1 million de dollars par année. En l'absence d'un cadre réglementaire canadien avec des cibles de réduction absolues de gaz à effet de serre et 1990 comme année de référence, et l'implantation d'une bourse du carbone comme celle de l'Europe, l'usine de Rivière-du-Loup ne pourra pas vendre de crédits d'émission.

    Les députés conservateurs du Québec trouvent-ils normal de s'émouvoir sur le sort de Fort McMurray et de laisser tomber Rivière-du-Loup, qui perd plus de 1 million de dollars par année?

L'hon. Jim Prentice (ministre de l'Environnement, PCC):  

    Monsieur le Président, le Bloc et le NPD se font les avocats d'un système continental d'échange des émissions, mais avec des cibles européennes. C'est absurde.

     Je tiens à souligner que plusieurs députés libéraux appuient cette absurdité. C'est une politique indéfendable et irresponsable à laquelle on ne peut souscrire.

Mme Claude DeBellefeuille (Beauharnois-Salaberry, BQ):  

    Monsieur le Président, je pense particulièrement au ministre des Affaires étrangères qui est venu se pavaner à Rivière-du-Loup et qui a refusé de se porter à la défense du projet de méthanisation. Il a préféré débiter ses platitudes habituelles.

    Cela ne semble pas lui causer de problème que l'inaction de son gouvernement en matière d'environnement nuise au développement économique de Rivière-du-Loup?

L'hon. Jim Prentice (ministre de l'Environnement, PCC):  

    Monsieur le Président, ce n'est pas le cas. Notre gouvernement s'assurera que notre politique protège l'environnement sans compromettre la reprise de notre économie. Notre réalité économique exige que nos politiques environnementales soient harmonisées avec celles de notre voisin américain. Aujourd'hui, nous avons une cible similaire à celle des États-Unis à l'échelle continentale. Cette coopération continentale démontre notre engagement envers l'environnement.

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